Je te rejoins sur la flore indigène, qui m'intéresse beaucoup aussi, surtout dans un souci de caractérisation des habitats (espèces bio-indicatrices) mais aussi en tant que passionné de Flore, au sens le plus large. D'où mon intérêt pour les formes végétales inconnues sur notre continent ou sous nos latitudes.
Ça m’incite d'ailleurs à émettre une petite hypothèse contradictoire concernant l'influence de l'Homme sur la flore européenne : avant les grands défrichements anthropiques, la flore devait être beaucoup plus forestière et vraisemblablement plus homogène, les forêts primaires étant globalement moins riches en espèces que les mosaïques de milieux ouverts et fermés que l'on connait aujourd'hui. Les espèces de milieux ouverts devaient être extrêmement localisées, alors qu'elles ont pu coloniser de vastes espaces, surtout avant l'intensification agricole du siècle dernier qui a certainement été beaucoup plus néfaste que bénéfique à ce niveau. Des genres semblent d'ailleurs en plein boom de différenciation, surtout le genre Ophrys chez les orchidées, peut-être en liaison avec cette nouvelle abondance de milieux colonisables. Mais il ne s'agit ici peut-être que de l'exception qui confirme la règle...
