La question demeure cependant de savoir si les démembrements sanglants d'États en valent toujours la chandelle, notamment sur le plan économique, mais aussi de la défense que les petits Etats ainsi constitués peinent à assumer; ce qui apparaît au sein de l'UE et de l'OTAN. Saint-Malo 1998, c'était la France et le Royaume-Uni. C'est tout. Bon, maintenant, l'Allemagne a repris plus ou moins sa place, puisqu'elle est ajoutée aux P5.
On vient de voir aussi récemment le cas de l'Ukraine, typiquement restée dans la zone d'influence de Moscou, malgré son indépendance. La Grèce, qui n'est plus la vaste puissance antique, s'est ruinée en s'entêtant seule dans une course aux armements face à la Turquie.
En revanche, la puissance des Américains, c'est l'union fédérale. Celle de la Chine (une forme de fédération), c'est aussi l'unité crée par Mao. Et la Fédération de Russie demeure une puissance qui compte, même si sa démographie a des ratés.
Mais évidemment, tout cela peut se désagréger dans un océan de sang et certainement pas pour le bien des peuples qui le vivent.
L'erreur de la République Fédérative Socialiste de Yougoslavie était le centralisme de facto de Belgrade.
Peut-être que la France devrait devenir un Etat fédéral.
